Página creada por Pablo García-Diego. Todos los derechos reservados    BIBLE Léonaise de San Isidoro

  • Type de lettre: Minuscule wisigothique

  • Datation: An 960

  • Copiste: Sancho; Enlumineur: Florencio

  • Provenance: Monastère de Valerónica

  • Situation actuelle: San Isidoro de León
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  • Moisés y los suyos llegan a Elim

    Voir images: Maiestas Domini (Pantocrator) Página de inicio de la Biblia Canon de los libros de la Biblia Letra capital de inicio del Génesis Folio 135v David ante el Arca de la Alianza David da a Salomón las últimas instrucciones antes de morir. Salomón monarca Moisés hace brotar el agua de la roca Horeb. El pueblo de Israel dialoga con Moisés Colofón con las figuras duplicadas de Florencio y Sancho.
    Par gentillesse de Fundación Hullera Vasco-Leonesa

    Principales Caractëristiques

    • Référence: Archive Capitulaire de la Real Colegiata de San Isidro de León. Manuscrit nº 2.
    • Autres noms: Codex Biblicus Legionensis, Codex Gothicus Legionensis.
    • Dimensions: 485x345mm.
    • 514 feuillets en parchemin et lettre minuscule wisigothique sur deux colonnes de 51 lignes.
    • Plus de 100 miniatures.
    • Fac-similé disponible. Codex complet : Fundación Hullera Vasco-Leonesa.

  • HISTOIRE
  • Le monastère mozarabe de Santa María et des Saints Apôtres Pierre et Paul de Valeránica, situé sur les rives du fleuve Arlanza, á Tordomar -" Torre de Omar ": Il est dit que ce nom correspond á l'un des personnages qui, provenant de Al Andalus, s'établit dans cette région-, possédait l'un des scriptorium les plus importants de l'Espagne chrétienne au Xème siècle. Cependant, il disparut à la fin de ce siècle, sans doute détruit lors de l'une des multiples attaques des armées d'al-Mansur aux royaumes chrétiens.

    Florencio y eut sa résidence. Miniaturiste de grande qualité et scribe favorit du comte Fernán Gonzalez qui, comme le considère le père Pérez de Urbel, Moisés ordena que se mate a los infielesdut naître aux environs de l'an 918, et dont il nous est parvenu treize oeuvres fondamentales pour le développement et l'étude de la miniature mozarabe, crées entre 937 et 978, dont six manuscrits - deux Bibles illuminées, et les copies de quatre importants codex étrangers- ainsi que sept lettres de donation de Fernán Gonzalez et de son fils García Fernandez.

    Le Codex Biblicus Legionensis, comme nous pouvons le constater dans une merveilleuse miniature à page entière qui ferme la Bible en guise de conclusion, fut terminé à Valeránica le 19 Juin 960 par le miniaturiste Florencio et le calligraphe Sancho où ils incluent leurs propres images en double exemplaire, entourant une grande lettre OMEGA formée par deux arcs en fer à cheval inversés.

    Bien qu'il n'existe aucune référence sur la date à laquelle cette Bible serait devenue propriété de San Isidro de Leön, nous considérons comme très probable qu'elle ait été offerte par les rois Fernando I et Sancha en 1037, une fois disparu le monastère de Valeránica.

  • DESCRIPTION
  • La bible Léonaise de San Isidro, qui inclut tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, commentés et abondamment enluminés, est considérée comme le manuscrit le plus significatif qui nous soit arrivé de cette époque, aussi bien par son ample contenu que par sa qualité et son originalité, à tel point qu'on lui attribue l'origine d'une importante mutation dans la miniature mozarabe au milieu du Xème siècle, qui se reflèterait postérieurement dans les Béatus du deuxième style pictural.

    Contrairement à l'oeuvre de Magius et d'autres béatus antérieurs, les figures de cette Bible apparaissent sur fond blanc et ne sont ni encadrées ni intégrées Moisés recoge los diez mandamientos en el Monte Sinaídans un paysage, comme nous le voyons aussi dans la Biblia Sacra de la Cathédrale de León ou l'Antiphonaire de León parmi les manuscrits antérieurs. Cependant, nous retrouverons cette caractéristique dans plusieurs codex postérieurs, comme la première phase du Béatus de San Millán de la Cogolla et le Codex Emilianense, ou d'autres scriptorium de Castilla y Leön, comme le Béatus de Fernando I et Sancha.

    Les illustrations de Florencio s'éloignent totalement du réalisme classique, sans arriver à la synthèse précubiste du diacre Juan dans la Biblia Sacra de León de l'an 920, pour refléter l'esprit des personnages, palliant certains détails des faits historiques jusqu'à modifier des détails de scènes et de constructions bien qu'ils soient parfaitement documentés. Il semblerait que, pour l'enlumineur, selon J. Pijoán "l'important n'est pas le phénomène naturel des choses et des faits, mais la transcendance spirituelle de l'acte qui est en train de se réaliser", ce qui se représente par des figures statiques, au corps allongé et à tête petite et arrondie d'où se détachent de grands yeux, à l'orbite très blanche et pupilles noires très remarquables.

    Dans ses plus de cents histoires bibliques, nous trouvons une description complète des caractéristiques les plus intéressantes de la société hispanique à la fin du premier millénaire, tels que vêtements, éléments de culte, ou édifices religieux et civiles. À tout cela, il faut ajouter la qualité de sa calligraphie et la beauté d'une multitude de lettres capitulaires.

    On a voulu trouver toutes sortes Victoria de Josué sobre Amalec y los suyosd'influences dans le style pictural de Florencio, depuis les wisigothes, arabes, sassadines, byzantines et carolingiennes, jusqu'à asturiennes et même du nord de l'Europe, et tout cela pourrait sans doute se justifier dans la plupart des cas. Bien que, pour des raisons évidentes, il ne s'agisse pas d'analyser ici le manuscrit sur un plan aussi détaillé, nous aimerions exposer que, à notre point de vue, nous nous trouvons devant un grand miniaturiste qui développe son style personnel dans un entourage culturel de grande perméabilité et capacité d'absorption de toutes les tendances artistiques qui apparaissent peu à peu, comme il arriva, selon nous, aussi bien dans l'art wisigoth que dans le mozarabe, qui ne fut qu'une période de récupération de l'esprit éclectique de l'époque antérieure, après une phase aussi normalisée que la plus grande partie de l'art asturien. À partir de cette culture de sédimentation de tout ce qui est connu dans une grande liberté de création, Florencio définit son propre style, utilisant à sa façon les éléments du bagage artistique qu'il trouva dans cet entourage culturel et qui l'intéressait le plus et transmettant ses propres apports, de la même manière, aux créateurs postérieurs. À leur tour ceux-ci, qui jusqu'à la réforme de Cluny du XIème siècle se déplaçaient dans le même climat de liberté artistique, utiliseront dans chaque cas l'héritage de Florencio en accord avec les goûts et la qualité de chaque artiste.

    BIBLIOGRAPHIE

    Historia de España de Menéndez Pidal: Tomos VI y VII*
    SUMMA ARTIS: Tomo VIII y XXII
    L'Art Préroman Hispanique: ZODIAQUE
    Arte y Arquitectura española 500/1250: Joaquín Yarza
    Veinte estudios sobre la Biblia visigótico-mozárabe de San Isidoro de León: Fundación Hullera Vasco-Leonesa

    Monasterio de Valeránica
    Biblia visigótico-mozárabe de San Isidoro de León (960)
    Codex Biblicus Legionensis

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    Última actualización: 18-06-2009

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